Préparer votre voyage

Si vous présentez un problème de santé, consultez votre médecin avant de prendre l'avion afin d'évaluer les risques éventuels. Pensez également à conserver vos médicaments prescrits dans votre bagage cabine.

Si vous portez une prothèse, un stimulateur cardiaque ou devez transporter du matériel médical à bord, un certificat médical est nécessaire.

Si vous avez besoin d'une assistance particulière pendant le vol, informez THAI à l'avance afin que les dispositions nécessaires puissent être prises.

Selon la nature de l'assistance requise, la présence d'un accompagnateur peut être nécessaire

Si vous portez une prothèse métallique, un stimulateur cardiaque ou un défibrillateur implantable, ou si vous devez emporter du matériel médical à bord, vous devez disposer d'un certificat médical.

Si vous souffrez d'une maladie cardiaque ou respiratoire, prenez certaines précautions avant votre voyage.

Conservez dans votre bagage cabine une quantité suffisante de médicaments pour toute la durée du séjour, notamment votre traitement d'urgence, le cas échéant. Prévoyez également une liste précisant le nom des médicaments, leur dosage et la fréquence des prises, afin de faciliter leur remplacement en cas de perte.

Limitez les déplacements inutiles pendant le vol si votre état de santé le nécessite.

Certaines situations médicales peuvent rendre le voyage en avion dangereux ou contre-indiqué :

  • Douleurs thoraciques instables, infarctus récent ou insuffisance cardiaque congestive : un délai d'au moins six semaines et la reprise des activités habituelles sans douleur thoracique sont indiqués dans les recommandations de THAI.

  • Pontage coronarien ou autre intervention chirurgicale thoracique : un délai d'au moins deux semaines est recommandé pour permettre la résorption de l'air introduit dans la cavité thoracique.

  • Insuffisance cardiaque non stabilisée.

  • Hypertension artérielle non traitée, avec une pression systolique supérieure à 160 mmHg. Une hypertension correctement contrôlée ne constitue pas, en elle-même, une contre-indication au voyage. Les médicaments doivent être conservés en cabine.

  • Troubles du rythme cardiaque non traités.

  • Maladie valvulaire cardiaque décompensée.

  • Plongée sous-marine effectuée moins de 24 heures avant le vol ou accident de décompression.

  • Pneumothorax non traité ou instable.

  • Épanchement pleural non drainé.

  • Asthme sévère, instable ou ayant nécessité une hospitalisation récente. En cas d'asthme contrôlé, les traitements, notamment les inhalateurs de secours, doivent rester accessibles en cabine.

  • Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), bronchite chronique, emphysème ou maladie pulmonaire interstitielle : une évaluation médicale peut être nécessaire en raison du risque de diminution de l'oxygénation pendant le vol.

  • Insuffisance respiratoire non contrôlée.

  • Ventilation mécanique ou état médical instable.

  • Infection pulmonaire active.

  • Maladie neuromusculaire entraînant une hypoventilation et nécessitant une assistance respiratoire.

  • Tuberculose pulmonaire, notamment chez les passagers immunodéprimés ayant commencé leur traitement moins de deux semaines avant le départ.

  • Intervention chirurgicale thoracique datant de moins de trois semaines.

Les passagers porteurs d'une trachéotomie doivent également prendre des précautions particulières en raison du faible taux d'humidité dans la cabine.

Certaines affections neurologiques nécessitent un avis médical avant de prendre l'avion.

  1. Épilepsie : une épilepsie non contrôlée peut constituer une contre-indication. La fatigue, l'anxiété, une légère diminution de l'oxygénation ou des prises irrégulières de médicaments peuvent favoriser les crises. Les passagers doivent prévoir suffisamment de traitement en cabine, y compris en cas de retard imprévu.

  2. Chirurgie cérébrale récente : un délai d'au moins deux semaines est indiqué après une intervention sans complication.

  3. Accident vasculaire cérébral (AVC) : un délai d'au moins deux semaines est généralement recommandé lorsque l'état du patient est stable ou en amélioration. Un apport complémentaire en oxygène peut être nécessaire dans certains cas.

  4. Traumatisme crânien : une blessure cérébrale survenue moins de 15 jours avant le départ nécessite une évaluation.

  5. Œdème cérébral non traité ou ponction lombaire : une ponction réalisée moins d'une semaine avant le départ peut constituer une contre-indication.

  6. Examen cérébral avec produit de contraste : un examen réalisé dans les trois jours précédant le départ nécessite une attention particulière.

  7. Troubles psychiatriques : une autorisation médicale préalable est nécessaire. Certains passagers dont l'état est stabilisé par un traitement peuvent voyager avec un accompagnateur informé de leur situation et, si nécessaire, un traitement sédatif adapté.

Les variations de pression en cabine peuvent provoquer une dilatation des gaz intestinaux et entraîner une gêne abdominale.

  • Chirurgie abdominale récente : un délai de deux semaines est recommandé après une intervention, en raison du risque de perforation ou d'hémorragie lié à la dilatation des gaz.

  • Colostomie : le voyage en avion ne présente pas de risque accru particulier, mais la dilatation intestinale peut augmenter le volume des selles. Il est conseillé d'utiliser une poche de grande capacité et de prévoir du matériel de rechange en cabine.

  • Occlusion intestinale ou hémorragie digestive : le voyage peut être contre-indiqué. Après une hémorragie, une reprise peut être envisagée si la cicatrisation est confirmée par endoscopie ou après trois semaines, avec un taux d'hémoglobine supérieur à 10 g/dl.

  • Gastro-entérite sévère accompagnée de déshydratation.

  • Intervention chirurgicale gastrique ou intestinale datant de moins de sept jours.

  • Coloscopie réalisée moins de 24 heures avant le départ.

L'immobilité prolongée pendant un vol peut favoriser les troubles circulatoires et augmenter le risque de thrombose veineuse profonde (phlébite), notamment au niveau des jambes.

Pour limiter ce risque :

  • Portez des chaussures confortables.

  • Bougez régulièrement les pieds et les mollets.

  • Étirez les bras et les jambes toutes les deux heures environ.

  • Marchez dans la cabine lorsque cela est possible.

  • Évitez les somnifères.

  • Hydratez-vous suffisamment et limitez votre consommation d'alcool.

Certaines maladies, blessures ou interventions récentes peuvent rendre le voyage en avion déconseillé.

  • Affections oculaires : décollement de la rétine récent, glaucome aigu, kératite non cicatrisée ou intervention ophtalmologique récente, notamment chirurgie de la cataracte.

  • Affections ORL : sinusite ou otite aiguë, ou intervention chirurgicale de l'oreille datant de moins de trois mois.

  • Anémie sévère : un taux d'hémoglobine inférieur à 10 g/dl nécessite une attention particulière. En dessous de 8,5 g/dl, le voyage est présenté comme contre-indiqué.

  • Maladies nécessitant des équipements médicaux non autorisés par la réglementation aérienne.

  • Maladies infectieuses transmissibles : varicelle, rougeole, oreillons, coqueluche, zona, notamment.

  • Déficit immunitaire accompagné de complications sévères.

  • Diabète non stabilisé : le voyage est déconseillé. Si votre diabète est équilibré, demandez à l'avance un repas adapté et conservez en cabine vos médicaments, aiguilles, seringues, lecteur de glycémie, collations sucrées et matériel de collecte des aiguilles. En cas de changement de fuseau horaire, il est recommandé de conserver l'heure du lieu de départ pendant le vol, puis de s'adapter à l'heure locale à l'arrivée.

  • Chirurgie ou blessure récente : la présence d'air emprisonné dans l'organisme peut entraîner des complications en altitude.

  • Fracture récente immobilisée par un plâtre : une adaptation du plâtre peut être nécessaire afin d'éviter une compression liée au gonflement.

  • Brûlures graves ou plaies étendues infectées.

  • Maladie à un stade terminal susceptible de s'aggraver pendant le voyage.

  • Sonde urinaire : des précautions sont nécessaires avant le départ, notamment le remplissage du ballonnet avec de l'eau, le remplacement de la sonde et la vérification de l'absence d'infection urinaire.

THAI ne peut garantir un environnement totalement exempt d'arachides et de fruits à coque, que ce soit à bord de ses avions ou dans ses salons.

Si vous présentez une allergie, informez THAI suffisamment tôt avant votre voyage afin que les équipes concernées puissent prendre connaissance de vos besoins.

Conservez toujours vos médicaments à portée de main et, si vous en possédez un, portez votre bracelet d'identification médicale. En cas de réaction allergique, prévenez immédiatement le personnel THAI.

Restrictions médicales

Les nourrissons âgés de moins de 14 jours ne sont pas autorisés à voyager à bord des vols THAI.

Les variations de pression en cabine peuvent présenter des risques respiratoires et neurologiques pour les nouveau-nés.

Pour les bébés prématurés, un formulaire médical MEDIF doit être soumis avant le voyage.

Vous pouvez voyager avec THAI si votre grossesse se déroule normalement et sans complication, sous réserve de respecter les conditions applicables à votre stade de grossesse.

Une vigilance particulière est recommandée en début de grossesse, notamment en raison de la diminution de la pression partielle en oxygène dans la cabine.

À partir de 28 semaines de grossesse

Un certificat médical est obligatoire. Il doit préciser :

  • La date prévue de l'accouchement.
  • Votre aptitude à voyager en avion.

Le certificat doit avoir été délivré dans les sept jours précédant le départ. En cas de correspondance, ce délai est calculé à partir de la date du premier vol de l'itinéraire.

Il est valable sept jours à compter de sa délivrance. Si votre vol retour intervient après cette période, vous devez obtenir un nouveau certificat médical conforme aux mêmes exigences, sous peine de vous voir refuser l'embarquement.

Jusqu'à 34 semaines de grossesse — vols de plus de 4 heures

En cas de grossesse simple, sans complication, vous pouvez voyager sur un vol de plus de quatre heures jusqu'à 34 semaines de grossesse, sous réserve de présenter un certificat médical.

Ce certificat doit mentionner la date prévue de l'accouchement et confirmer votre aptitude à voyager. Il doit avoir été délivré dans les sept jours précédant le départ.

En cas de correspondance ou de voyage aller-retour, les mêmes règles de validité s'appliquent.

Jusqu'à 36 semaines de grossesse — vols de 4 heures maximum

En cas de grossesse simple, sans complication, vous pouvez voyager sur un vol de quatre heures maximum jusqu'à 36 semaines de grossesse, sous réserve de présenter un certificat médical.

Les conditions de délivrance et de validité du certificat sont identiques à celles indiquées ci-dessus.

Au-delà de 36 semaines de grossesse, le voyage en avion n'est pas autorisé.

Grossesse multiple ou présentant des complications

En cas de grossesse multiple ou de complications, notamment de placenta prævia ou d'antécédents d'accouchement prématuré, les voyages long-courriers sont déconseillés.

Un voyage peut toutefois être envisagé après soumission d'un formulaire médical MEDIF et obtention d'une autorisation de THAI.

Autorisation médicale de voyage

Si vous suivez un traitement médical, présentez un problème de santé stabilisé ou souffrez d'une affection susceptible de s'aggraver pendant le voyage, vous devez remplir et transmettre à THAI le formulaire médical MEDIF (PDF) afin que votre aptitude à voyager puisse être évaluée avant toute réservation.

Le formulaire doit notamment préciser :

  • La quantité d'oxygène nécessaire à bord, le cas échéant.
  • La nécessité éventuelle de voyager sur une civière.
  • Les besoins médicaux particuliers ou l'assistance nécessaire pendant le trajet.

THAI se réserve le droit de refuser le transport ou de reporter le voyage si l'état de santé du passager est jugé incompatible avec la sécurité du transport aérien.

Dans certains cas, des dispositions particulières peuvent être exigées :

  • Attribution d'un siège adapté.
  • Fourniture d'oxygène supplémentaire.
  • Accompagnement par un médecin et/ou un personnel infirmier.

Ces dispositions sont déterminées en fonction de l'état de santé du passager et des conditions de sécurité du voyage.